jeudi 9 juillet 2009

Au Bonheur des Dames - Emile Zola

Description
Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

Mon avis
Ahhh, Zola, j'ai découvert cet auteur en classe de français au lycée (comme beaucoup j'imagine) et j'avais adoré à l'époque lire l'Assommoir, j'avais ensuite lu le rêve (ou un rêve je ne sais plus), dans un style totalement différent et je m'étais arrêtée là à l'époque.
C'est en farfouillant par curiosité dans la bibliothèque de ma mère que je suis tombée sur l'intégrale des Rougon Macquart (la grande série de Zola) et j'ai choisi de lire Au Bonheur des Dames parce que le titre m'intriguait (j'ai hésité avec Pot Bouille). Bizarrement ses titres les plus connus comme Germinal ou la Bête humaine ne me tentent pas tellement pour l'instant...
Bref, j'ai adoré ce livre ; Zola sait comme personne donner vie à ses personnages et décrire aussi toute une génération et les mutations d'une époque.
Ici on assiste inexorablement à la mort des petits commerces et de leurs propriétaires écrasés par le gigantisme des premiers grands magasins, ici le fameux "Au bonheur des dames".
Les personnages de Zola sont loin d'être des héros, ce sont des hommes et des femmes avec certes des qualités mais également tellement de défaut, mais Zola sait nous les faire aimer.

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