mardi 31 janvier 2017

les délices de Tokyo - Durian Sukegawa


Sentarô tient une petite boutique de dorayaki. Il travaille ici afin de rembourser une dette de jeunesse que le propriétaire a payée pour lui, mais il n'a qu'une hâte, en avoir fini avec tout ça et commencer une nouvelle vie.

Mais tout d'abord qu'est ce qu'un dorayaki ? C'est une pâtisserie japonaise fourrée à la pâte de haricots rouges sucrée. Personnellement j'adore.



Sentarô utilise de la pâte industrielle déjà toute prête jusqu'au jour où une vieille dame, Tokue, vient lui proposer de travailler pour lui. Il commence par refuser, mais elle ne lâche pas l'affaire et propose même de n'être quasiment pas payée.
Il la laisse faire un essai et est conquis par sa merveilleuse pâte de haricots et par le soin et l'amour qu'elle porte à sa tâche. Très vite la clientèle augmente considérablement. Mais Tokue cache un secret...

J'avoue je n'ai pas les idées très claires sur ce livre, il m'a touchée et j'ai aimé certains aspects, mais il y a aussi pas mal de chose qui m'ont gênée.

Commençons par ce que j'ai aimé, tout d'abord le côté gourmand du livre, cette pâte de haricots sucrés, les préparatifs, les divers essais afin de les améliorer et la confection à l'ancienne faite par Tokue, tout cela m'a mis l'eau à la bouche. Cette pâte de haricots, j'en ai goutée lorsque j'étais au Japon et je suis fan, côté texture ça ressemble un peu à la crème de marron (mon péché mignon), une vraie plongée dans les senteurs et arômes sucrés de la pâtisserie japonaise.

J'ai aimé également les personnages, leur histoire et l'émotion qui perce par moment, mais, et j'en arrive aux points négatifs, on reste en surface et j'aurais aimé que l'on creuse plus loin, il y avait vraiment matière, mais l'auteur ne le fait pas et nous laisse juste entrapercevoir la profondeur des personnages. Cela colle bien à l'esprit japonais plutôt dans la retenue, mais j'ai trouvé ça frustrant.
Le style de l'auteur est concis, sans fioriture. L'amitié qui se tisse entre Sentarô et Tokue est belle et émouvante. Tokue a eu une vie difficile, quant à Sentarô il est paumé, on sent parfois le désespoir le submerger, il entrevoit grâce à Tokue un but, quelque chose qui pourrait donner sens à sa vie.
Il y a également une jeune fille, cliente de la boutique de dorayaki qui s'attache à Sentaro et Tokue, mais la encore ce personnage aurait pu vraiment être intéressant, mais elle n'est qu'esquissée, on devine la pression des études, des parents, le tourment de l'adolescence... on devine juste.

J'en aurais voulu vraiment plus et je n'ai pas aimé la fin.

Ce roman a été adapté au cinéma, et primé à Cannes. Je n'ai pas encore eu l'occasion de le voir, mais maintenant que j'ai lu le livre, je pense le visionner prochainement.



Cette lecture compte pour le challenge des 12 thèmes, au mois de janvier le thème était : Un plaid, une cheminée, un chocolat chaud, ajouté à cela un délicieux dorayaki et c'est parfait.
Compte également pour le challenge emprunts de livre 2017 car je l'ai pris à la bibliothèque.

5 commentaires:

  1. Bon, une lecture en demi-teinte apparemment...tu n'es pas la seule et moi-même, j'ai choisi pour le thème de janvier une lecture qui m'a laissée sur ma fin ! Espérons que février sera meilleur ! ! ;)

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    1. En février je vais lire un Jane Austen donc peu de chance que je n'aime pas.

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  2. Une lecture très conseillée par une amie à moi mais j'avoue que j'ai un peu peur de m'ennuyer :/

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    1. Dans l'ensemble ça va. Je pense que le film doit être très lent par contre.

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  3. Je l'avais pris à la bibliothèque et j'ai dû le rendre avant même de l'ouvrir... Je vais quand même retenter parce que l'histoire me plaît bien (même si je pense que ce qui t'a gêné va me gêner aussi...).

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